Hoodoo

Hoodoo
Lorsque vous lirez ce texte, je serais morte. Enterrée sous le poids des épreuves du baccalauréat 2009. Je sais, c'est chaud-patate la vie de lycéenne. Aujourd'hui, j'ai passé la philosophie: le langage trahit-il la pensée. J'ai répondu qu'au final, seules les paroles trahissaient nos pensées de manière inévitable puisqu'elles les révélaient, mais ne vous en faites pas, j'ai aussi parlé du langage intérieur, à savoir justement cette chère pensée qui ne peut se trahir elle-même blablabla. En littérature, j'ai choisit Le Guépard, et je pense ne pas m'en être trop mal sorti. Demain, théâtre, je vais débiter un flot d'inepties, genre "y a des arbres qui connotent l'élévation et la grandeur"; hOodOo.

Je vous laisse bien fort, j'ai trois kilos de fraises tagada à vomir.


C'est un peu comme si rien ne finissait jamais, les jours passent sans rien emporter et moi je reste un peu amère, un peu sale. Les mois s'envolent comme les étincelles d'un feu mal éteint, et vont là-bas, ils esquivent, se déportent vers un enfer lointain qu'elles prennent pour un paradis. Une véritable ronde, un anneau en acier dont on ne peut pas sortir le doigt. C'est celui qui se nécrose dans votre chair.
C' est un peu comme si la vie était un peu molle, mais jamais assez pour donner un dernier sacrement, et tout stagne. La vie est comme de l'eau croupie au fond d'un trou en béton armé. Les secondes s'envolent comme des hirondelles amaigries par des printemps incertains, des larges bourasques incapable de détraquer l'atmosphére, de convertir les tic-tac en boom-boom (elles s'envolent pour revenir). De reconstruire ce qui n'a jamais été détruit. De chasser ses sangsues qui tétent la même veine pendant des mois,et qui crévent d'être gonflées de plaisir et de poison.

Mais c'est un beau jour pour rester inerte.

# Posté le vendredi 08 août 2008 17:45

Modifié le mercredi 24 juin 2009 13:53